
Si on parlait bonheur dans ce monde en profonde mutation, peut importe le mot employé pour le définir, mais tout être humain parti de rien est en quête d'un idéal, de sérénité, de quiétude, quelle que soit sa culture ou sa condition sociale.

Regard sur l'évolution de la société
On assiste aujourd'hui à une érosion des valeurs et des repères :
- Effondrement des valeurs morales,
- Remise en question des valeurs traditionnelles,
- Développement de mouvements et concepts idéologiques,
- Mercantilisation des produits et des fondements même de l'être humain les transformant en produits marchands, en "choses", une dérive inéluctable vers la chute des valeurs humaines.
- Effacement des cultures et de l'éthique au profit de la liberté,
- Perte d'autenticité des rapports,
- Eclatement et recomposition des familles,
- Décohabitation des générations.
Innovations technologigues et communication : le revers de la médaille

- Développement des moyens de communication mais perte du dialogue,
- Augmentation de la population parallèlement à l'augmentation de la solitude,
- Ouverture à la communication mobile, mais atteinte à la vie privée et à la liberté individuelle, comme le repérage par GPS,
- Fanatiques d'Internet et de la carte bancaire, votre vie privée est sous les projecteurs, votre banquier connait tous les détails de votre vie.
La chose la plus importante en communication, c'est d'entendre ce qui n'est pas dit.
Peter Drucker
Regard sur la planète
La lumière ne saurait exister sans l'ombre : Le progrès pour l'amélioration de notre confort matériel nous fait payer un prix considérable : comme la fragilisation de la santé, l'apparition de déviances de comportement, la pollution, l'épuisement des ressources naturelles... etc..

Qui sommes-nous ? D'où venons-nous ?
Où allons-nous ? Pour qui nous prenons-nous ?
Nous ne sommes ici que locataires. Après nous, d'autres habiteront la Terre.
Pour eux, quel héritage?
- La péri-urbanisation, une véritable menace pour la nature
- La surconsommation génère gaspillage et pollution
- Ebriété énergétique de la population, boulimie du confort
- Absurdité de consommation énergétique en application des règles de mobilité de nombreuses entreprises imposant des déplacements lointains et fréquents pouvant être gérés de manière économe.
Lorsque l'homme brise l'équilibre naturel, la nature brise l'homme.

Depuis le XVIIIe siècle, le niveau de vie des populations occidentales a été multiplié par mille. Mais sommes-nous mille fois plus heureux que nos ancêtres ?
Regard sur la réalisation de soi

N'est-ce pas le moteur de la vie que d'imaginer l'extase au bout du chemin, de parvenir à son épanouissement personnel, à une plénitude, à un état identique à celui du bonheur ?
Selon les différents courants de pensée philosophiques les voies sont quelque peu différentes pour y parvenir.

Il y a une différence entre les conceptions occidentales régissant le mode de vie, et la perspective du Dharma (terme de philosophie indienne et d'extrême-orient). On pourrait schématiser en disant qu'en occident la vision de la vie est de type linéaire alors que pour le Dharma elle est cyclique.
Dans une vision linéaire, on naît, c'est le départ de la vie ; on suit son chemin, on meurt, c'est la fin du parcours. Selon cette vision matérialiste, c'est terminé ; la mort pouvant déboucher sur un paradis ou un enfer éternel.
La perspective du Dharma ne considère pas qu'une seule vie ; la mort n'est pas une fin, il y a une continuité d'expériences qui amène une nouvelle naissance. Le cycle de naissances et de morts se perpétue aussi longtemps qu'il n'a pas été interrompu par la réalisation spirituelle.
Restant dans cette seconde perspective, si on considère la soif d'existence de chacun, la volonté d'obtenir et l'attachement aux choses, ces faits sont générateurs de souffrance compte tenu de l'aspect d'impermanence et du caractère transitoire de toute chose.
Une toute petite phrase signée Jacques DERRIDA qui donne à méditer et qui prend pour moi plus d'importance chaque jour depuis que je l'ai lue,
"L'autre est autre"
L'autre si peu le semblable, toujours d'abord l'étranger. Je ne peux changer l'autre, je peux seulement changer mon rapport à l'autre.
Il n'y a qu'une façon d'atteindre le bonheur : il faut cesser de se tourmenter au sujet des choses sur lesquelles notre volonté n'a aucune influence.
Epictete.
Savoir se réaliser

Il est dit que tous les êtres humains naissent libres et égaux.
A nous de savoir exploiter ce capital qui nous a été donné au départ,
croire en sois-même et agir avec conviction ce sont quelques-unes des clés de la réussite.
Sourire à la vie et la vie nous sourira

A propos de valeurs humaines et éthiques
La conscience personnelle ,
- un rapport qui se développe à l'intérieur de soi, comme un rapport de maître à disciple,
- l'ambition d'être à la hauteur de soi-même,
- pouvoir conserver un regard digne sur sa propre conduite.
Ne conquiers pas le monde si tu dois y perdre ton âme car la sagesse vaut mieux que l'or et l'argent.
Bob Marley

Le plus grand voyageur n'est pas celui qui fait dix fois le tour du monde mais celui qui fait une seule fois le tour de lui-même.
Petite place à l'utopie et à la chimère
Certes il est nécessaire de garder les pieds sur terre, mais laisser la porte ouverte sur un monde réformant notre quotidien, s'envoler pour reconstruire un idéal utopique dans un pays chimérique est parfois un refuge même si il est illusoire.
Conserver une partie de la naïveté de son enfance peut aider à se préserver du mal être de l'âge adulte.

Si la perfection n'était pas chimérique elle n'aurait pas tant de succès Napoléon Bonaparte
Ne prenez pas la vie trop au sérieux, de toute façon vous n'en sortirez pas vivant.



1 commentaire:
Au sujet de :
...Une toute petite phrase signée Jacques DERRIDA qui donne à méditer et qui prend pour moi plus d'importance chaque jour depuis que je l'ai lue,
"L'autre est autre"
L'autre si peu le semblable, toujours d'abord l'étranger. Je ne peu changer l'autre, je peux seulement...
Je me demande : qu'en est-il de notre propre regard sur l'autre ?
L'autre nous dérange quand il n'est pas comme nous (qui sommes des gens bien)...Il nous fait peur car il nous renvoie à nos propres angoisses. Il vient bousculer notre morale, notre vision idéaliste du monde alors on le rend responsable de tous nos maux. A bien y réfléchir, n'est-ce pas là la cause du racisme, de l'antisémitisme, des guerres, de l'éclatement du noyau familial ?
Diviser pour mieux régner...cela me rappelle quelque chose...
Alors réagissons pendant qu'il en est encore temps. Donnons-nous une autre chance d'aimer. Acceptons de pardonner les autres mais sachons aussi demander pardon pour le mal que nous leur avons fait avec nos idées reçues. Acceptons leur existence tout simplement. Si nous franchissons le seuil de cette porte, alors je suis persuadé que derrière se trouve le bonheur,la paix et l'harmonie. Merci d'avoir fait ce blog pour perpétuer ces réflexions.Qu'il participe au bien de tous.
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